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Mobilisation pour la paix en casamance

Le Comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance (Crsfpc/ Usoforal) poursuit son combat pour un retour définitif de la paix en Casamance. Il a organisé, à la mairie de Fatick, un atelier pour sensibiliser les jeunes en milieu scolaire, ainsi que les associations de femmes et de jeunes travailleurs sur cette crise.
Mme Ngara Diouf, coordinatrice d’Usoforal à Fatick, a indiqué que « cet atelier entre dans le cadre de la deuxième phase du programme national de mobilisation pour la paix en Casamance initié par le comité des femmes pour la paix en Casamance (Crsfpc/Usoforal) en partenariat avec l’Ong fee (femmes-enfance-environnement) » dont elle est la coordinatrice. Elle a tenu à rappeler que « la première phase, en 2015, avait  ciblé les femmes ».
Pour la deuxième phase, lancée cette année, les cibles sont les jeunes du milieu scolaire et les associations de jeunes femmes et de jeunes travailleurs. Selon Ngara Diouf,  en 2016, des jeux-concours en poésie dont le thème va tourner autour de la Casamance et de la paix, ainsi que des cérémonies culturelles comme la lutte, seront organisés dans la région pour sensibiliser les jeunes sur le conflit au Sud de notre pays.
« Ce que nous recherchons, c’est que chaque Sénégalais puisse savoir que la Casamance est l’affaire de tous. C’est une question de citoyenneté, d’appartenance à la République. C’est une question qui interpelle tout le monde car nous sommes tous touchés par cette crise », a soutenu Mme Ngara Diouf qui veut que la cible jeune entre dans la mouvance, participe à la sensibilisation sur la question et  fasse des suggestions et recommandations. 
Selon elle, le retour de la paix en Casamance est un processus déjà enclenché. « Nous essayons de rencontrer les négociateurs de l’Etat et du Mfdc pour qu’ils intègrent nos opinions. C’est important qu’ils sachent que nous ne voulons plus de cette guerre qui dure depuis plus de 30 ans. Il faut fermer cette douloureuse parenthèse. La crise casamançaise n’a plus sa raison d’être », a-t-elle martelé.

Oumar  Ngatty  BA

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