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Journée Internationale de la Paix 2017

Journée internationale de la Paix 21 septembre 2017 La Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance célèbre la journée Internationale de la Paix ce 21 Septembre. Cette date consacrée par l’Organisation des Nations Unies est une occasion pour ces femmes qui œuvrent pour la Paix en Casamance d’interpeller les deux protagonistes sur l’urgence de résoudre définitivement ce conflit.

Depuis sa création en 2010, la PFPC a fait de la lutte pour la paix en Casamance un véritable sacerdoce, la pierre angulaire de toutes ses actions. En tant qu’actrice légitime reconnue par les deux parties, elle a mené de multiples projets qui contribuent à l’instauration d’une paix définitive et durable dans cette partie sud du Sénégal. Depuis 2012, la Casamance connait l’accalmie la plus longue de son histoire après près de 35 ans de conflit caractérisé par une alternance de périodes de violents affrontements entre l’armée du Sénégal et les soldats du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) et de périodes d’apaisement. Cette embellie découle du fait de l’expression de la volonté manifeste de l’Etat et du MFDC à aller à la table des négociations pour une paix définitive en Casamance : aucun des deux camps n’a vaincu l’autre ; l’armée n’a pas anéanti le MFDC, mais celui-ci n’a pas non plus obtenu l’indépendance de la Casamance. A cela, il faut ajouter la forte et profonde aspiration des populations à la paix et à la tranquillité après plusieurs années de conflit harassant ; conflit qui les a dépouillées de ce qu’elles avaient de plus précieux, la paix, et qui leur a causé un véritable traumatisme. Les sociétés civiles ont aussi joué un rôle important dans l’apaisement de ce conflit de par leurs actions surtout à la base. A travers un fervent plaidoyer et une sensibilisation efficace, elles ont réussi à mobiliser et à impliquer les citoyens dans le processus de résolution de cette guerre. Néanmoins ce répit n’est pas véritablement synonyme de paix pérenne. On assiste à une situation de ni guerre ni paix inconfortable pour les populations et de plus susceptible de causer de nouveaux heurts. Survient également de nouvelles donnes qui fragilisent quelque peu le processus de Paix. Nous pouvons relever l’arrivée à la tête de l’Etat Gambien du président Adama BARROW allié proclamé de l’Etat sénégalais qui redéfinie la géopolitique du conflit. S’ajoute à cela le blocage des négociations entre le gouvernement et la faction combattante de Salif SADIO. Aujourd’hui, la volonté de l’Etat à exploiter le Zircon dans le Niafrang et l’opposition du MFDC qui menace même de reprendre les armes est une des nouvelles donnes qui fragilisent l’accalmie noté depuis 2012 en Casamance. Certaines populations sont retournées vivre dans leurs anciens villages sans une préparation préalable ni véritable accompagnement. Une situation qui engendre parfois des rixes pour des questions relatives à l’exploitation des ressources naturelles. L’irruption sur la scène du mouvement KEKENDO, un collectif regroupant des étudiants casamançais est des plus déroutante. En effet, ce collectif organise des caravanes pour commémorer la mort de l’Abbé Diamacoune SENGHOR secrétaire général du MFDC. Aujourd’hui, ce qui intéresse vraiment les populations est une paix définitive afin de pouvoir développer leur localité. C’est pourquoi, la PFPC compte mettre à profit le 21 Septembre, journée internationale de la Paix pour davantage sensibiliser tous les acteurs sur l’impérieuse nécessité de poursuivre et d’approfondir le processus de paix inclusif pour aboutir à un dénouement heureux. La Plateforme consciente que le combat ne peut se mener sans une collaboration sous régionale entre le Sénégal, la Gambie et la Guinée Bissau, initie la synergie de ses forces et actions avec celles des Organisations de la Société Civile féminines de ses pays frères : c’est la naissance du Forum des Femmes de l’espace Sénégal-Gambie-Guinée Bissau qui prendra part à l’organisation de l’atelier du 21 Septembre 2017. Les activités ont débuté le 20 septembre avec la formalisation officielle du Forum des Femmes de l’espace Sénégal-Gambie-Guinée Bissau initié depuis 2013. Ce 20 Septembre, le Forum a été présenté au public lors cérémonie de présentation et de signature des textes. En ce jeudi 21 septembre s’est tenue la toute première table de paix du genre au Sénégal sur l’évolution du processus de Paix ; occasions pour les parties prenantes de s’informer, d’échanger et de réfléchir sur l’état du processus de paix en Casamance. Chaque partie prenante a fait une analyse du processus de paix en dégageant les forces et faibles du processus. S’en est suivis des débats et des synthèses avant se de terminer par un point de presse. Les objectifs de cette rencontre inscrite sous le thème « ensemble pour la Paix : Respect, Dignité et Sécurité pour tous » sont : • D’informer les populations et les Organisations de la Société Civile sur l’état du processus de la paix en Casamance. • De formuler des recommandations pour un processus prometteur inclusif et transparent • De formaliser et rendre public le Forum des Femmes de l’espace Sénégal-Gambie-Guinée Bissau. Cet évènement a pour principaux partenaires le PWAG, l’UNOWAS, le HD et le Centre de la CEDAO pour le développement du genre, sans oublier AJWS et CRS qui ont contribués à la réussite de ses activités.  

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